Votre site est en ligne depuis six mois. Tout fonctionne. Vous recevez des demandes de devis régulièrement. Vous êtes content. Puis un matin, plus rien. Le site affiche une page blanche. Erreur cinq cents. Vous appelez votre freelance. Il est en vacances pour deux semaines. Vous paniquez. Vous cherchez un autre développeur en urgence. Il vous facture trois cents euros juste pour diagnostiquer le problème. Puis six cents euros pour corriger. Total : neuf cents euros pour une panne qui aurait pu être évitée avec une maintenance préventive à cinquante euros par mois.
Pendant trois jours, votre site est hors ligne. Trois jours sans demandes de devis. Trois jours où vos prospects vous cherchent sur Google et tombent sur vos concurrents. Le manque à gagner ? Impossible à quantifier, mais probablement plusieurs milliers d'euros.
Je crée et maintiens des sites pour des TPE et PME depuis 2020. Et je vais vous dire ce que personne n'explique au moment de la livraison du site : la maintenance technique n'est pas une option. C'est une assurance contre les pannes, les piratages, et la dégradation progressive de la performance. Ne pas payer de maintenance, c'est rouler sans assurance. Tôt ou tard, l'accident arrive. Et là, vous payez dix fois plus cher en réparation d'urgence.
Un site WordPress nécessite une maintenance technique régulière qui coûte entre trente et cinq cents euros par mois selon le prestataire et le niveau de service. Sur trois ans, ça représente mille à dix-huit mille euros. Ça paraît cher. Mais le coût d'une seule panne critique (mille à cinquante mille euros selon votre activité) justifie largement cet investissement préventif.
Dans cet article, on décortique qui peut s'occuper de la maintenance de votre site (vous, un freelance, une agence), on compare les vrais tarifs 2025 avec ce qui est inclus, et on quantifie le coût réel de la non-maintenance. À la fin, vous saurez exactement combien budgétiser et quel prestataire choisir selon votre niveau de risque.
La maintenance technique, c'est quoi exactement (et pourquoi personne n'en parle avant la livraison)
La maintenance technique d'un site web, c'est l'ensemble des actions préventives et correctives qui garantissent que votre site reste en ligne, sécurisé, rapide, et fonctionnel dans le temps. Ce n'est pas du marketing. Ce n'est pas de la création de contenu. C'est de la technique pure : mises à jour, sauvegardes, surveillance, corrections de bugs.
Le problème, c'est que quatre-vingt-dix pour cent des prestataires n'en parlent pas clairement au moment de signer le devis de création. Ils vous vendent un site à deux mille cinq cents euros. Vous payez. Ils livrent. Le site fonctionne. Vous pensez que c'est fini. Trois mois plus tard, ils vous envoient une facture pour la maintenance. Vous découvrez que vous devez payer cinquante à cent cinquante euros par mois en plus. Vous êtes surpris. Frustré. Vous vous sentez piégé.
Ce n'est pas un piège. C'est une réalité technique. Mais ça devrait être expliqué en amont, pas découvert après coup.
Les trois piliers de la maintenance technique
La maintenance technique repose sur trois piliers indissociables. Si un seul manque, votre site est en danger.
La performance garantit que votre site reste rapide, compatible avec les dernières versions des navigateurs, et optimisé pour le référencement Google. Un site qui ralentit progressivement perd des positions sur Google. Les visiteurs partent avant même d'avoir vu votre contenu. Votre taux de conversion chute. Vous perdez des clients sans même vous en rendre compte. La maintenance préventive (nettoyage de la base de données, optimisation des images, vérification des plugins obsolètes) évite cette dégradation progressive.
La sécurité protège votre site contre les piratages, les injections de code malveillant, et les tentatives d'intrusion. Les sites WordPress sont particulièrement visés parce qu'ils représentent quarante-trois pour cent du web mondial. Les pirates automatisent leurs attaques. Ils scannent des millions de sites pour trouver ceux qui n'ont pas fait leurs mises à jour de sécurité. Un site non maintenu est un site vulnérable. Une fois piraté, il faut payer cinq cents à deux mille euros pour nettoyer et sécuriser. Autant payer cinquante euros par mois pour éviter le problème.
La continuité assure que votre site reste en ligne même en cas de problème technique majeur. Les sauvegardes régulières (hebdomadaires ou quotidiennes selon la criticité) permettent de restaurer votre site en quelques heures si une mise à jour casse tout ou si un plugin provoque une erreur fatale. Sans sauvegarde, vous devez reconstruire votre site de zéro. Coût : plusieurs milliers d'euros. Délai : plusieurs semaines. Manque à gagner pendant ce temps : incalculable.
Ces trois piliers ne sont pas négociables. Vous pouvez décider de ne pas faire de maintenance. Mais vous acceptez alors trois risques majeurs : perte progressive de trafic Google (votre site ralentit, Google vous pénalise), piratage avec coût de nettoyage élevé (cinq cents à deux mille euros minimum), et perte totale du site sans possibilité de restauration (reconstruction complète nécessaire).
Les coûts fixes incompressibles (ce que vous payez de toute façon)
Avant même de parler de maintenance technique, il y a des frais récurrents incompressibles. Vous les payez que vous fassiez de la maintenance ou non. Ce sont les frais de fonctionnement de base de votre présence en ligne.
Hébergement web : cinquante à cinq cents euros par an
L'hébergement, c'est le serveur où les fichiers de votre site sont stockés. Sans hébergement, pas de site. Les tarifs varient énormément selon le type d'hébergement et la qualité du service.
Hébergement mutualisé bas de gamme coûte un euro cinquante à cinq euros par mois, soit dix-huit à soixante euros par an. C'est l'option la moins chère. Vous partagez un serveur avec des centaines d'autres sites. Les performances sont moyennes. Le support est minimal. Si votre site tombe, vous attendez parfois plusieurs jours pour une réponse du support. Acceptable pour un site test ou un blog personnel. Inacceptable pour un site professionnel qui génère des clients.
Hébergement mutualisé premium coûte cinq à quinze euros par mois, soit soixante à cent quatre-vingts euros par an. Vous partagez toujours le serveur, mais avec moins de sites. Les performances sont meilleures. Le support est plus réactif. C'est l'option standard pour un site vitrine TPE WordPress.
Hébergement VPS ou dédié coûte vingt à cent euros par mois, soit deux cent quarante à mille deux cents euros par an. Vous avez votre propre serveur ou une part dédiée. Performances maximales. Support premium. Nécessaire pour un e-commerce ou un site à fort trafic. Overkill pour un site vitrine de cinq pages.
Pour un site statique comme ceux que je crée, l'hébergement est gratuit à vie sur des plateformes comme Netlify ou Vercel. Zéro euro par an. Performances maximales. Aucune maintenance serveur nécessaire. C'est pour ça que mes sites coûtent moins cher sur trois ans qu'un WordPress avec hébergement et maintenance.
Nom de domaine : dix à cinquante euros par an
Votre nom de domaine (monsite point fr, monentreprise point com) doit être renouvelé chaque année. Le tarif standard est de dix à vingt euros par an pour un point fr ou point com classique. Certains registrars augmentent le prix au renouvellement. Vous payez dix euros la première année, puis vingt-cinq euros les années suivantes. Lisez les petites lignes avant d'acheter.
Les extensions exotiques (point tech, point agency, point consulting) coûtent parfois quarante à quatre-vingts euros par an. À éviter sauf si c'est vraiment stratégique pour votre marque. Un point fr ou point com suffit largement pour quatre-vingt-quinze pour cent des TPE.
Attention au piège : vérifiez que le domaine est enregistré à votre nom, pas au nom du prestataire. J'ai vu des clients piégés. Le freelance avait acheté le domaine à son nom. Quand ils ont voulu changer de prestataire, il a exigé cinq cents euros pour transférer le domaine. C'est du racket, mais légal si le domaine est enregistré à son nom. Exigez dès la création que le domaine soit enregistré directement à votre nom avec vos coordonnées.
Licences de plugins et thèmes premium : cinquante à quatre cents euros par an
Si votre site WordPress utilise des plugins premium (et c'est souvent le cas pour un site professionnel), vous devez renouveler les licences chaque année. Les plugins gratuits ont des fonctionnalités limitées. Les plugins premium apportent des fonctionnalités avancées, un support technique, et des mises à jour régulières.
Exemples de coûts de licences premium courantes. Thème premium (Divi, Elementor Pro, Astra Pro) : quatre-vingts à deux cents euros par an. Plugin de formulaire avancé (Gravity Forms, WPForms Pro) : cinquante à cent euros par an. Plugin de sécurité (Wordfence Premium, Sucuri) : cent à deux cent trente euros par an. Plugin de performance (WP Rocket) : cinquante euros par an. Plugin de sauvegarde (UpdraftPlus Premium) : soixante-dix euros par an.
Total moyen pour un site vitrine WordPress professionnel : trois cents à quatre cents euros par an en licences. Si vous ne renouvelez pas, vous perdez les mises à jour de sécurité. Votre site devient vulnérable. Les fonctionnalités premium cessent de fonctionner. Vous devez repayer pour réactiver.
Le piège que personne ne vous dit : certaines agences négocient des licences multiples. Elles payent une licence globale qui couvre tous leurs clients. Résultat : elles peuvent facturer moins cher la maintenance en mutualisant le coût des licences. Un freelance, lui, doit acheter une licence par client. Ça augmente le coût total pour vous.
Total des coûts fixes annuels incompressibles pour un site WordPress : hébergement soixante à trois cents euros, domaine dix à vingt euros, licences premium trois cents à quatre cents euros. Soit trois cent soixante-dix à sept cent vingt euros par an minimum. Et ça, c'est avant même de parler de maintenance technique.
Les fourchettes de prix de la maintenance selon le prestataire
Maintenant qu'on a clarifié les coûts fixes, parlons de la maintenance technique elle-même. Qui peut s'en occuper, à quel prix, et avec quel niveau de garantie.
Option 1 : DIY (faire soi-même) – zéro euro mensuel mais risque maximal
Vous pouvez décider de gérer vous-même la maintenance de votre site WordPress. Coût mensuel : zéro euro. Coût en temps : difficile à quantifier, mais probablement dix à vingt heures par mois si vous le faites sérieusement. Coût d'opportunité : énorme. Ces vingt heures, vous ne les passez pas à servir vos clients ou développer votre activité.
Ce que vous devez faire vous-même pour maintenir correctement un site WordPress. Mises à jour hebdomadaires du cœur de WordPress, des plugins, et du thème (une à deux heures par semaine si tout se passe bien, dix heures si une mise à jour casse tout). Sauvegardes manuelles régulières et test de restauration trimestriel (deux heures par semaine plus une journée tous les trois mois pour tester). Surveillance de la sécurité avec scan antivirus et monitoring des tentatives d'intrusion (une heure par semaine). Optimisation des performances avec nettoyage de la base de données et compression des images (deux heures par mois). Résolution des bugs et erreurs techniques (impossible à quantifier, ça dépend de la gravité).
Le vrai problème du DIY, ce n'est pas le temps. C'est le risque d'erreur humaine. Vous n'êtes pas développeur web. Vous ne savez pas forcément qu'une mise à jour de plugin peut casser votre thème. Vous ne savez pas identifier une tentative de piratage avant qu'il ne soit trop tard. Vous ne savez pas restaurer une sauvegarde si tout plante. L'erreur humaine est la cause numéro un des incidents techniques sur les sites WordPress maintenus en DIY.
Mon conseil franc : le DIY est déconseillé sauf si vous avez une vraie compétence technique en développement web. Si vous savez coder en PHP, si vous comprenez comment fonctionne une base de données MySQL, et si vous avez du temps à perdre, allez-y. Sinon, déléguez. Le coût d'une seule erreur (site cassé pendant une semaine, perte de données, piratage) dépasse largement le coût d'un an de maintenance professionnelle.
Option 2 : Freelance développeur – trente à cent cinquante euros par mois
Le freelance est l'option privilégiée par les TPE pour la maintenance. Tarifs compétitifs (moins de charges qu'une agence), expertise ciblée sur WordPress, et relation directe sans intermédiaire. Un bon freelance facture entre trente et cent cinquante euros par mois selon le niveau de service inclus.
Forfait maintenance basique (trente à cinquante euros par mois) inclut généralement mises à jour mensuelles du CMS, des plugins, et du thème, sauvegarde hebdomadaire automatique stockée sur le serveur, monitoring de la disponibilité du site (uptime), et support par email avec réponse sous quarante-huit à soixante-douze heures. Ce forfait couvre le minimum vital. Il convient pour un site vitrine simple sans enjeu financier majeur. Si le site tombe en panne un week-end, vous attendez le lundi pour que le freelance intervienne.
Forfait maintenance intermédiaire (cinquante à cent euros par mois) ajoute mises à jour hebdomadaires au lieu de mensuelles, sauvegarde quotidienne stockée sur un serveur externe sécurisé, scan de sécurité hebdomadaire avec alertes en cas de malware, optimisation mensuelle des performances (nettoyage base de données, compression images), et support prioritaire avec réponse sous vingt-quatre heures. Ce forfait convient pour un site qui génère des clients régulièrement. Si le site tombe, le freelance intervient dans la journée.
Forfait maintenance premium (cent à cent cinquante euros par mois) ajoute surveillance proactive vingt-quatre heures sur vingt-quatre sept jours sur sept (alertes automatiques en cas de problème), intervention d'urgence garantie sous quatre heures même le week-end, test de restauration trimestriel des sauvegardes sur site de test, rapport mensuel détaillé des actions effectuées, et optimisation SEO technique continue. Ce forfait est nécessaire pour un site e-commerce ou un site dont la panne aurait un impact financier direct majeur.
Le risque principal du freelance : l'indisponibilité. Un freelance travaille seul. S'il tombe malade, part en vacances, ou est surchargé de travail, votre projet attend. Pour un site dont la panne aurait un impact financier direct, ce risque est inacceptable. Vous payez moins cher, mais vous n'avez aucune garantie de continuité. Pas d'équipe de backup. Pas de SLA contractuel. Vous êtes dépendant d'une seule personne.
Mon avis : un freelance compétent et réactif est parfait pour une TPE avec un site vitrine classique. Budget serré, risque modéré. Mais exigez un contrat clair avec des délais de réponse garantis. Et demandez qui prend le relais si le freelance est indisponible. Si la réponse est personne, évaluez le risque avant de signer.
Option 3 : Agence web – soixante-quinze à cinq cents euros par mois
L'agence est l'option premium. Tarifs plus élevés (soixante-quinze à cinq cents euros par mois), mais garantie de continuité, équipe pluridisciplinaire, et Service Level Agreement (SLA) contractuel. Vous payez le surcoût pour l'assurance qu'en cas de problème critique, une équipe est mobilisable immédiatement, même à trois heures du matin un dimanche.
Forfait agence de base (soixante-quinze à cent cinquante euros par mois) inclut tout ce qu'un freelance premium propose, plus un SLA garantissant un temps de réponse maximum (quatre heures ouvrées pour un problème critique), une équipe de backup (si votre interlocuteur principal est absent, un autre développeur prend le relais), un rapport mensuel détaillé avec recommandations stratégiques, et un support téléphonique en plus de l'email.
Forfait agence premium (cent cinquante à cinq cents euros par mois) ajoute une surveillance proactive vingt-quatre heures sur vingt-quatre sept jours sur sept avec intervention automatique, un support de niveau trois (ingénieurs experts pour les problèmes complexes), une optimisation SEO technique mensuelle avec audit complet, des tests A/B et recommandations de conversion, et parfois même de la gestion de contenu (ajout d'articles de blog, mise à jour de pages).
Le surcoût de l'agence se justifie par la réduction du risque opérationnel. Une agence a des processus structurés, une redondance humaine, et des garanties contractuelles. Si un développeur part, un autre prend le relais immédiatement. Vous n'avez jamais de temps mort. Pour une entreprise dont le site génère des milliers d'euros de chiffre d'affaires par mois, cette garantie de continuité vaut largement les cent à deux cents euros supplémentaires par mois.
Le tableau comparatif qui clarifie tout. Comparaison des trois options de maintenance pour un site vitrine TPE WordPress.
| Critère | DIY (Vous-même) | Freelance (30-150€/mois) | Agence (75-500€/mois) | |---------|----------------|------------------------|---------------------| | Coût mensuel service pur | 0€ (hors temps interne) | 30€ à 150€ | 75€ à 500€ | | Coût annuel licences premium | 300€ à 400€ (plein tarif) | 300€ à 400€ (plein tarif) | Souvent mutualisé (économie implicite) | | Temps de réponse panne critique | Immédiat mais compétence limitée | Variable (dépend disponibilité) | Garanti par SLA (4h à 24h) | | Risque d'indisponibilité | Aucun (vous êtes toujours là) | Élevé (maladie, vacances, surcharge) | Nul (équipe de backup) | | Niveau de risque financier | Très élevé (coût panne non assuré) | Modéré à élevé (dépend réactivité) | Faible (risque couvert par continuité) | | Support technique niveau 3 | Non disponible | Rarement (dépend du freelance) | Oui (ingénieurs experts) | | Recommandé pour | Sites tests ou blogs perso | TPE budget serré, risque modéré | PME ou sites à fort enjeu financier |
Le vrai coût de la non-maintenance (ou pourquoi ne rien payer coûte dix fois plus cher)
La justification de l'investissement en maintenance ne vient pas de ce que vous payez, mais de ce que vous évitez de perdre. Un site sans maintenance finit toujours par coûter plus cher qu'un site maintenu. C'est mathématique.
Coût direct d'une panne : mille à cinquante mille euros selon votre activité
Les pannes techniques ont des répercussions financières immédiates et mesurables. Le coût moyen d'une panne, même mineure, est estimé entre mille et cinquante mille euros selon le secteur d'activité et la gravité de l'interruption. Pour les PME fortement dépendantes de leur site web (e-commerce, SaaS, services en ligne), une heure de panne peut engendrer des manques à gagner de cinq mille à cinquante mille dollars.
Exemple concret. Vous êtes avocat. Votre site génère en moyenne cinq demandes de rendez-vous qualifiées par semaine. Panier moyen : mille euros. Votre site tombe en panne un lundi matin. Il reste hors ligne jusqu'au vendredi (votre freelance était en déplacement et n'a pas pu intervenir avant). Pendant ces cinq jours, zéro demande de rendez-vous. Perte sèche : cinq mille euros de chiffre d'affaires potentiel. Plus le coût de la réparation d'urgence (cinq cents à mille euros). Total : six mille euros de perte pour une semaine de panne. Vous auriez pu payer dix ans de maintenance freelance à cent euros par mois avec ce montant.
Exemple concret deux. Vous avez un e-commerce qui génère dix mille euros de chiffre d'affaires par mois. Votre site est piraté. Le pirate injecte du code malveillant. Google détecte le malware et blackliste votre site. Pendant deux semaines, votre site affiche un message d'alerte rouge sur Google. Les visiteurs ne cliquent plus. Votre trafic chute de quatre-vingt-dix pour cent. Perte de chiffre d'affaires : neuf mille euros. Coût de nettoyage du site par un expert en sécurité : mille cinq cents euros. Coût de la demande de réexamen Google : deux cents euros. Temps pour récupérer votre trafic normal : trois mois. Total : vingt-sept mille euros de chiffre d'affaires perdu plus mille sept cents euros de frais. Vous auriez pu payer quinze ans de maintenance à cent euros par mois.
Ces exemples ne sont pas des exagérations. Ce sont des situations réelles que j'ai vues chez des clients qui avaient décidé de ne pas payer de maintenance pour économiser cinquante euros par mois.
Coût indirect : réputation et gestion de crise
Au-delà de la perte directe de chiffre d'affaires, une panne ou un piratage a des coûts indirects difficiles à quantifier mais très réels.
Le risque cyber est aujourd'hui la première menace pour les entreprises, toutes tailles confondues. Un site piraté peut servir à diffuser du spam, voler les données de vos clients (emails, coordonnées), ou rediriger vos visiteurs vers des sites de phishing. Résultat : perte de confiance de vos clients, atteinte à votre réputation professionnelle, et potentielles poursuites juridiques si des données personnelles sont volées (RGPD).
Le coût de reconstruction de votre réputation après un incident majeur est élevé. Vous devez lancer des campagnes de communication pour rassurer vos clients, offrir des compensations si des données ont été volées, et parfois payer des pénalités réglementaires. Budget moyen pour gérer une crise de réputation suite à un piratage : cinq mille à vingt mille euros selon l'ampleur.
Mon conseil : ne considérez pas la maintenance comme un coût, mais comme une assurance. Vous payez cinquante à cent cinquante euros par mois pour éviter de payer mille à cinquante mille euros en cas de problème. C'est le meilleur investissement SEO et sécurité à long terme. Un site bien maintenu est un site performant, sécurisé, et rentable.
Les sites statiques, l'exception qui confirme la règle (zéro maintenance obligatoire)
Tout ce qu'on vient de dire concerne les sites WordPress et les CMS dynamiques. Mais il existe une alternative qui change complètement l'équation : les sites statiques.
Pourquoi un site statique ne nécessite aucune maintenance technique
Un site statique, c'est du code pur. HTML, CSS, JavaScript. Pas de base de données, pas de CMS, pas de plugins, pas de thème. Le code est écrit une fois, il est déployé sur un serveur, et il tourne pendant dix ans sans bouger. Aucune mise à jour nécessaire. Aucun risque de piratage via des plugins obsolètes. Aucune dégradation de performance dans le temps.
Résultat : maintenance technique zéro euro par an. Le seul coût récurrent, c'est le renouvellement du nom de domaine (dix à vingt euros par an). L'hébergement est gratuit à vie sur des plateformes comme Netlify ou Vercel. Aucun plugin premium à renouveler. Aucun freelance à payer. Aucune agence à souscrire.
Sur trois ans, la différence de coût est massive. Site WordPress avec maintenance freelance basique : coûts fixes (hébergement, domaine, licences) trois cent soixante-dix euros par an, maintenance technique trente euros par mois soit trois cent soixante euros par an. Total annuel : sept cent trente euros. Total trois ans : deux mille cent quatre-vingt-dix euros. Site statique : coûts fixes (domaine uniquement) dix euros par an, maintenance zéro euro. Total annuel : dix euros. Total trois ans : trente euros.
Économie sur trois ans : deux mille cent soixante euros. C'est pour ça que mes sites statiques à deux mille quatre cent quatre-vingt-dix euros sont objectivement moins chers sur trois ans qu'un WordPress à mille cinq cents euros avec maintenance.
Les limites du site statique (quand WordPress reste nécessaire)
Attention, le site statique n'est pas toujours la bonne solution. Il y a des cas où WordPress (et donc la maintenance associée) reste nécessaire.
Vous avez besoin d'un blog très actif avec plusieurs articles publiés par semaine que vous gérez vous-même via une interface d'administration intuitive. Vous voulez un e-commerce avec gestion de catalogue de centaines de produits, stock en temps réel, et paiement en ligne. Vous avez besoin de fonctionnalités interactives complexes comme des comptes utilisateurs, un espace client sécurisé, ou une connexion à votre CRM.
Dans ces cas, WordPress est pertinent. Et la maintenance devient obligatoire. Mais pour quatre-vingt-quinze pour cent des TPE qui ont un site vitrine classique (présenter leurs services, afficher leurs réalisations, capter des leads via un formulaire), le site statique suffit largement. Et il coûte dix fois moins cher sur trois ans.
Verdict : payez la maintenance ou payez dix fois plus en réparation
La maintenance technique d'un site WordPress n'est pas optionnelle. C'est une assurance contre les pannes, les piratages, et la dégradation de performance. Ne pas payer de maintenance, c'est accepter trois risques majeurs : panne critique avec coût de réparation de mille à cinquante mille euros, piratage avec coût de nettoyage et perte de réputation de cinq mille à vingt mille euros, et perte progressive de trafic Google avec impact sur votre chiffre d'affaires impossible à quantifier.
Le coût de la maintenance (trente à cinq cents euros par mois selon le prestataire) est dérisoire comparé au coût d'une seule panne majeure. Si vous avez un site WordPress, budgétisez la maintenance dès la création. Ne la découvrez pas trois mois après livraison.
Le choix du prestataire dépend de votre tolérance au risque. Freelance (trente à cent cinquante euros par mois) si vous avez un budget serré et que votre site n'a pas d'enjeu financier majeur. Acceptez le risque d'indisponibilité. Agence (soixante-quinze à cinq cents euros par mois) si votre site génère du chiffre d'affaires important et que vous ne pouvez pas vous permettre une heure de panne. Payez le surcoût pour la garantie de continuité.
DIY (zéro euro par mois) seulement si vous avez une vraie compétence technique en développement web. Sinon, c'est du suicide numérique. La première erreur vous coûtera plus cher qu'un an de maintenance professionnelle.
Et si vous créez un nouveau site, considérez sérieusement l'option site statique. Zéro maintenance obligatoire. Zéro frais cachés. Zéro surprise. Vous payez une fois à la création, vous possédez à vie, et vous n'avez plus rien à payer sauf le renouvellement annuel du domaine. Sur trois ans, c'est objectivement moins cher qu'un WordPress avec maintenance.
Besoin d'un site sans maintenance obligatoire ? On crée des sites statiques optimisés pour TPE et PME. Design sur-mesure, contenu inclus, ultra-rapide, zéro maintenance technique nécessaire. Hébergement gratuit à vie. À partir de mille quatre cent quatre-vingt-dix euros. Code source remis, domaine à votre nom. Économie de deux mille euros sur trois ans comparé à WordPress avec maintenance.
FAQ
Combien coûte vraiment la maintenance d'un site vitrine WordPress ?
Entre trente et cinq cents euros par mois selon le prestataire et le niveau de service. Freelance basique : trente à cinquante euros par mois (mises à jour mensuelles, sauvegarde hebdomadaire, support email sous quarante-huit à soixante-douze heures). Freelance premium : cinquante à cent cinquante euros par mois (mises à jour hebdomadaires, sauvegarde quotidienne, scan sécurité, support vingt-quatre heures). Agence : soixante-quinze à cinq cents euros par mois (SLA garanti, équipe de backup, support niveau trois, surveillance vingt-quatre heures sur vingt-quatre sept jours sur sept). Plus les coûts fixes incompressibles : hébergement soixante à trois cents euros par an, domaine dix à vingt euros par an, licences premium trois cents à quatre cents euros par an. Total annuel : huit cent soixante à six mille sept cent vingt euros selon l'option choisie.
Puis-je vraiment gérer la maintenance moi-même pour économiser ?
Techniquement oui, mais déconseillé sauf si vous avez une vraie compétence en développement web. Vous devez faire les mises à jour WordPress, plugins et thème chaque semaine (une à deux heures si tout va bien, dix heures si ça casse), gérer les sauvegardes manuelles et tester la restauration tous les trois mois (deux heures par semaine plus une journée trimestrielle), surveiller la sécurité et scanner les malwares (une heure par semaine), et résoudre les bugs techniques (impossible à quantifier). Temps total : dix à vingt heures par mois. Coût d'opportunité : énorme (vous ne servez pas vos clients). Risque : très élevé (l'erreur humaine est la cause numéro un des incidents sur sites DIY). Le coût d'une seule erreur majeure (site cassé, piratage, perte de données) dépasse le coût d'un an de maintenance professionnelle.
Freelance ou agence : comment choisir pour la maintenance de mon site ?
Choisissez selon votre tolérance au risque et l'enjeu financier de votre site. Freelance si budget serré (moins de deux cents euros par mois disponibles), site vitrine classique sans enjeu financier majeur (vous pouvez accepter un à trois jours de panne sans impact dramatique), et vous acceptez le risque d'indisponibilité (maladie, vacances, surcharge du freelance). Agence si votre site génère du chiffre d'affaires important (plus de cinq mille euros par mois), vous ne pouvez pas accepter une heure de panne (chaque heure hors ligne coûte cher), et vous voulez une garantie contractuelle (SLA avec temps de réponse garanti, équipe de backup). Le surcoût de l'agence (cinquante à trois cents euros par mois de plus) est une assurance contre l'indisponibilité.
Quel est le vrai coût d'une panne si je ne fais pas de maintenance ?
Entre mille et cinquante mille euros selon votre activité et la durée de la panne. Coût direct : manque à gagner pendant la panne (si votre site génère cinq demandes de devis par semaine à mille euros, une semaine de panne égale cinq mille euros perdus), réparation d'urgence (cinq cents à deux mille euros pour diagnostic et correction), et nettoyage après piratage (mille à trois mille euros pour expert sécurité). Coût indirect : perte de confiance clients, atteinte réputation professionnelle, campagnes de communication pour gérer la crise (cinq mille à vingt mille euros), et pénalités RGPD si données personnelles volées (jusqu'à quatre pour cent du chiffre d'affaires annuel). Un seul incident majeur coûte plus cher que dix ans de maintenance préventive à cent euros par mois.
Un site statique nécessite-t-il vraiment zéro maintenance ?
Oui, vraiment zéro maintenance technique obligatoire. Un site statique est du code pur (HTML CSS JavaScript), pas de CMS, pas de base de données, pas de plugins. Une fois déployé, il tourne dix ans sans bouger. Aucune mise à jour nécessaire, aucun risque de piratage via plugins obsolètes, aucune dégradation de performance. Coûts récurrents : domaine dix à vingt euros par an uniquement (hébergement gratuit sur Netlify ou Vercel). Sur trois ans : trente à soixante euros total contre deux mille cent quatre-vingt-dix euros pour WordPress avec maintenance freelance basique. Économie : deux mille cent trente euros sur trois ans. Mais le site statique ne convient pas si vous voulez gérer vous-même un blog très actif, un e-commerce complexe, ou des fonctionnalités interactives avancées.
Pourquoi personne ne parle de la maintenance avant la livraison du site ?
Parce que quatre-vingt-dix pour cent des prestataires veulent décrocher le contrat de création d'abord, puis vous facturer la maintenance après. S'ils vous annoncent dès le devis initial que vous devrez payer cinquante à cent cinquante euros par mois en plus après livraison, vous allez peut-être aller voir ailleurs. Résultat : ils ne l'expliquent pas clairement en amont. Vous le découvrez trois mois après livraison. Vous êtes surpris, frustré, vous vous sentez piégé. Ce n'est pas un piège, c'est une réalité technique. Mais ça devrait être expliqué en toute transparence dès la signature du devis. Un prestataire honnête vous donne le coût total de possession sur trois ans dès le départ (création plus maintenance plus coûts fixes). Ça évite les mauvaises surprises.